
Madame Kanu — l’autre son de cloche du seul site en langue franco-allemande, j’ai nommé kongo-kinshasa.de — s’en est allée pour l’au-delà pendant les festivités de fin d’année 2018. Durant ce temps, 30 millions d’électeurs congolais étaient appelés aux urnes pour les élections présidentielle et législatives — des élections dont les politiciens s’étaient octroyé le mandat de reporter la tenue de deux ans.
L’histoire ne nous dira pas ce que son commentaire aurait été sur la sincérité du scrutin et la prise de fonction du cinquième président de la République.
Un jour, elle me confiait qu’elle avait lancé le site par souci d’informer sur un beau pays — sa musique, ses artistes, ses paysages, son histoire — et que, peu à peu, la politique avait pris le dessus.
En marge de ses activités, elle avait eu l’occasion de rencontrer des Congolais issus des milieux sociaux, associatifs, ecclésiastiques et politiques les plus divers. Et elle avait coutume de dire qu’il faudrait le seul génie africain pour expliquer les alliances, les retournements d’alliances, les volte-faces qui ont tant nui au peuple congolais — délaissé et clochardisé à dessein depuis son indépendance.
Le souci d’informer que tu as incarné, chère Gertrud, continuera de vivre. Nous prêterons main-forte à l’autre son de cloche de kongo-kinshasa.de — notre aîné Paul (Iseewanga), pour qu’il mène ce projet le plus longtemps possible.
Bon vent à toi, Gertrud, et un grand merci pour ton engagement remarquable et exceptionnel.
Adieu, Gertrud… !
Guy K.